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The Owl’s Castle
installation: laser engraving and embroidery on velvet,  plastic sheet, painted wood blocks, tainted lily, 2020
curation : works of Etienne François and Manon Pretto, pieces from the collection of the archaeological Museum of Chelles, seat tapestry by Julie Klonowski
events : concert  “Le bal des têtes” by Elena Bayeul, concert “Superharpsichor.tidal” by Benjamin Efrati,  performance “Owl’s Lament”  with Benjamin Efrati

with the support of ESACM, ESAAA

Entre exposition et scénographie, un décor déliquescent au goût fin de siècle – fait de velours gravés et brodés numériquement, imprimés ou déchirés et de drapés de bâche plastique – accueille des objets de divers registres et époques : pièces archéologiques trouvées sur site, documents historiques, rebuts du montage d’exposition ou encore œuvres d’artistes invité.e.s. Ceux-ci sont intégrés à des structures de médium gris reprenant le principe des combles. Dispositif de scénographie muséale emprunté à l’archéologie, le comble a pour but de remplir les parties manquantes de l’objet qu’il expose. Ici, les proportions sont inversées, le manque se met en scène et devient scultpure, protagoniste d’une scène désertée.

Sur les tentures dégringolantes sont inscrites des traces de l’histoire du lieu d’exposition, vestige d’une abbaye royale, mais aussi du langage informatique et des textes poétiques. L’un de ces textes, pierre angulaire de l’exposition, énonce de façon elliptique et allégorique la dégradation des choses, les tentatives de les conserver quitte à en changer sens, statut et usage. Cette élégie a été performée en dialogue avec d’un concert de musique électronique de Benjamin Efrati, convoquant des samples de musique baroque codés via un logiciel de programmation. La partition du live préexiste dans l’installation, brodée sur une des tentures. Le temps coule à rebours, la citation, le réemploi et la transcription apparaissent en amont. Ainsi, quelques semaines plus tard, ce sont les pièces originales que l’on a pu écouter, jouées par la claveciniste Elena Bayeul, au milieu des traces de la première performance, intégrées à l’installation.





photos : Vincent Debanne, Les Eglises Centre d’Art de la ville de Chelles, 2020